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Des lettres entre les lignes : oeuvres du FRAC de Picardie 28 novembre 2008 - 8 février 2009 à l’arsenal |
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exposition en lien avec le pôle départemental de diffusion ouvert à l’arsenal depuis mai 2007. Alighiero e Boetti, Guy Rombouts et Monika Droste, Joël Fischer, Annette Messager, Miquel Mont, Etienne Pressager, Royal Art Lodge, Jean-Luc Verna « Si l’on se mettait dans la peau des lettres et qu’on acceptait de les considérer non plus comme de simples signes mais comme des personnages, on serait bien obligé de constater qu’elles n’ont pas la moindre conscience du texte que pourtant elles constituent, pas plus que l’atome ne se sent ou ne se sait constituer une matière », nous dit Etienne Pressager, à propos de son Alphabet Turbulent. « Lire » un texte, « regarder » une image : voici le comportement auquel nous ont mené les livres illustrés que nous feuilletons depuis l’enfance. Car si la pratique de l’enluminure, art qui consiste à décorer ou transformer les lettres d’un texte, se développe dès le Moyen Age, elle ne résistera pas à l’apparition de l’imprimerie, (sa reproduction étant trop coûteuse). Texte et image se dissocient, pour ne faire l’objet seulement quelques siècles plus tard des expérimentations les plus diverses dans les arts visuels : premiers collages cubistes, typographies Dada et dans les années 1960, le Pop art ou le lettrisme français (entre autres). Mots-images, jeux de mots, langage imagé, chacun des artistes de l’exposition des lettres entre les lignes décline à sa manière, ludique, ironique ou poétique, la relation entre l’image et le langage. Quatre alphabets détournent les lettres de leur fonction première : celles d’Etienne Pressager revendiquent leur autonomie et adoptent des attitudes singulières ; les mots deviennent des images et les images des mots dans l’alphabet à décoder de Rombouts et Droste. Reprenant l’ancienne pratique de la lettrine, Annette Messager dresse un abécédaire sarcastique destiné aux hommes, Joël Fisher, quant à lui, tire ses lettres des accidents du papier qu’il fabrique. Les cadavres exquis du collectif Royal Art Lodge, les titres de Jean-Luc Verna et les « collages idéologiques » de Miquel Mont forment des récits visuels à plusieurs entrées. Enfin, sur le principe de la géométrie et de l’arithmétique, Alighiero Boetti confie à des artisans pakistanais la tâche de tisser un mot par l’alternance paritaire de centaines de petits carrés noirs et blancs, programmée par de tierces personnes. Ces œuvres ont été rassemblées pour venir en écho à la salle de murs peints de Jean-Michel Alberola (visible jusqu’en décembre 2009 au sein de l’Arsenal), où l’artiste mêle et compose lettres, mots, images fragmentées, et couleurs comme autant de stimuli à notre mémoire et à nos désirs d’utopie. et toute l’année "au pied du mur", grands dessins muraux (pôle départemental de diffusion du FRAC de Picardie) Voir une autre exposition |
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