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| A voir au Musée |
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Christian Jaccard, énergies dissipées Arsenal - 15 septembre/9 décembre 2012 |
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Christian Jaccard, le « pyronaute », investit un espace vide et allume une mèche... La performance du feu a été réalisée en avril à l’Arsenal dans le cadre de l’exposition « Au pied du mur II » . En septembre une importante exposition personnelle de l’artiste est présentée en regard de cette oeuvre éphémère intitulée « au droit des murs de l’Arsenal » que l’artiste définit ainsi. « Sous l’emprise d’un rêve aux souvenirs de randonnée et d’ascension, le pyronaute, (celui qui convoie le feu) livré aux hasards de la déambulation, part à l’assaut des supports. Poussé par le spectre de son utopie, il s’y engage muni de ses gels thermiques et met en œuvre sur le subjectile fragile et légèrement grené l’enchaînement des ignitions fugitives. C’est une randonnée chaude, harassante, au cours de laquelle s’inscrivent pendant deux jours le flamboiement sinueux puis l’extinction des pics de combustion grands et petits, ronds et pointus, solitaires puis regroupés par zones d’intensité dont l’émergence des reliefs, la progression des poussières et l’amplitude des ombres, bien qu’elles soient aléatoires, quelquefois cyclothymiques, n’en sont pas moins fulminantes, délitées, pulvérulentes et fragmentaires. Le rêve du pyronaute, dans son action mêlée à la méditation, laisse apparaître les traces de suie aux soubresauts tranquilles, épars ou concentrés ; puis soudain une phase éveillée et active s’intensifie, faisant émerger un déploiement d’images extraordinaires de lignes juxtaposées semblable à une chaîne de massifs montagneux avec crêtes, précipices et flexures au sein desquels, et durant toute la traversée des cycles incandescents, l’espoir des flammes renouvelées n’est à son tour qu’un rêve évanoui. » Artiste du processus de combustion, Christian Jaccard trouve son inspiration dans les symptômes, rêves et obsessions qu’il perçoit dans son environnement quotidien et auprès des différents corps de la nature. Du feu, noyau générateur d’énergie et de lumière, aux nœuds et entrelacs de l’origine du temps, il développe la filiation de ces processus respectifs en confrontant l’évolution de leur matérialité et de leur entropie. L’exposition Énergies dissipées s’inscrit dans un parcours qui a débuté au Domaine de Kerguéhennec dans le Morbihan, à la Villa Tamaris de la Seyne-Sur-Mer, à l’Espace d’art contemporain André Malraux de Colmar, et qui s’achève en automne à l’Arsenal de Soissons. exposition réalisée par le Musée de Soissons et l’ADACS (Association pour le Développement de l’Art Contemporain en Soissonnais) dossier de presse et flyer à consulter ci-contre |
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