Ce plan reliquaire pourrait avoir été commandé à un orfèvre picard ou parisien en conséquence des dommages subis par la ville lors du sac perpétré par les Protestants en 1567.
Les monuments représentés, tous religieux à l’exception des principales portes de la ville, sont bien identifiés, leur représentation est assez fidèle à la réalité hormis la cathédrale gratifiée de deux tours. Cet étonnant objet d’orfèvrerie constitue un document important pour la connaissance du Soissons médiéval. Huit édifices religieux sont représentés à l’intérieur d’une enceinte : la cathédrale, l’abbaye Notre-Dame, Saint-Pierre-au-Parvis, l’abbaye Saint-Léger, Notre-Dame-des-Vignes, et le couvent des Cordeliers. Sur un sol quadrillé, illustrant l’agrandissement du périmètre fortifié de la ville sont posées l’église Saint-Martin et l’église abbatiale de Saint-Jean-des-Vignes.
L’enceinte est traitée de façon très décorative ; termes féminins et masculins, termes grotesques dénudés, demi-colonnes décorées en balustre correspondant au répertoire habituel d’un atelier d’orfèvre.
Très sollicitée pour des expositions temporaires, cette œuvre, classée Monument Historique, provenant du Trésor de la Cathédrale, n’est pas toujours visible au musée (prochain emprunt par le Musée de Nantes de décembre 2004 à mai 2005).
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