Grand voyageur, Giovanni Antonio Pellegrini fut le premier des peintres du XVIIIe siècle qui portèrent à travers l’Europe le prestige de l’ école vénitienne. Dès sa jeunesse, il passe 6 ans avec son maître Paolo Pagani en Autriche.
La maturité et le succès venu, il sera appelé en Angleterre (1708), en Allemagne (1713), aux Pays-Bas (1716), en Autriche (1725),en France (il y fit plusieurs séjours et fut élu à l’Académie en 1733), revenant régulièrement à Venise entre ses voyages.
Une partie des grands ensembles monumentaux qu’il peignit à chacune de ses étapes a disparu. Ceux qui subsistent, ainsi que les nombreux tableaux mythologiques ou religieux, permettent de mesurer l’importance de l’artiste, son rôle essentiel dans la diffusion en Europe du style rococo.
Les deux tableaux exposés au musée peuvent être datés des débuts de Pellegrini, vers 1695-1700, ou plus probablement après son retour de Rome après 1701.
Plutôt qu’Alexandre devant le corps de Darius, Pierre Rosenberg identifie le sujet comme Achille contemplant le corps de Patrocle.
Achille, héros grec, personnage principal de l’Iliade, tua Hector pour venger la mort de son ami Patrocle, lors du siège de Troie.
La deuxième toile traite d’un sujet très courant chez les vénitiens : l’histoire d’Alexandre le Grand. Alexandre y est représenté devant la reine des Perses vaincus, celle-ci occupe la position centrale du tableau.
Les deux toiles proviennent du Collège des Oratoriens de Soissons.
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