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Gijsbrechts, "Vanité"
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La personnalité de Franciscus Gijsbrechts est peu connue. Actif en Hollande, durant la seconde moitié du XVIIe siècle, en 1674, il est reçu comme membre de la Guilde de Saint-Luc de Leyde. C’est probablement dans cette ville que se constituent les premières vanités (sorte de méditations sur la mort et la fragilité des valeurs de ce monde). Citons, parmi de nombreux maîtres, David Bailly et les frères Pieter et Harmen Steenwijck, dont les œuvres plaident en faveur du climat « moraliste », issu d’un calvinisme qui condamne les plaisirs terrestres ou du moins leurs mauvais usages. D’un fond sombre et plein de mystère, émergent les signes de notre finitude dont témoignent d’abord le crâne, auquel répondent la montre, le sablier, les bulles de savon et probablement, car on la distingue mal, une chandelle qui s’éteint non loin du sablier. Plusieurs musées français possèdent des Vanités de Franciscus Gijsbrechts, dont Valence, Bordeaux, et Rennes. Ces œuvres sont construites sur le même schéma et à partir des mêmes objets. En particulier, la toile du musée de Bordeaux est fort proche de celle de Soissons : mêmes instruments, montre, recueil de gravures corné, livre, sablier, pièces d’orfèvrerie, épis de blé. Extraits étude Isabelle Beaudet 2003. |
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